L’historien Ferdinand Nahimana par Helmut Strizek + réactions forums (17.03.08)
Exposé lors de la Conférence-débat autour du livre "Rwanda : les virages ratés" du Professeur Ferdinand Nahimana, Bruxelles, 15 mars 2008
I. Introduction
II. Émergence d’un État
III. Nahimana dans la tourmente de la reconquête du pouvoir par les "féodaux"
IV. Nahimana après la victoire du FPR et le contexte international du TPIR
V. L’avenir du Rwanda
Quelques extraits
A propos du livre "Rwanda : les virages ratés" du Professeur Ferdinand Nahimana : "Ce livre vaut la peine d’être analysé en profondeur. Malgré les circonstances difficiles d’une prison « internationale » à Arusha, Ferdinand Nahimana s’est adonné à un travail de recherche et a exercé son métier d’historien d’une façon admirable"
Un devoir d’honneur accompli : "Avant de clore cette introduction je voudrais aborder les erreurs dans l’appréciation de l’action de Ferdinand Nahimana contenues dans mon livre de 1996. J’ai été effectivement victime de la propagande organisée par la « communauté internationale ». Je l’ai appelé – pourtant entre guillemets – idéologue en chef de la RTLM et j’ai parlé du cas tragique de l’historien brillant Nahimana dont les positions seraient devenues extrémistes au cours de la guerre lancée par le FPR. Mes informations le concernant étaient insuffisantes et j’ai effectivement fait confiance à ce que ses détracteurs comme Jean-Pierre Chrétien, François Misser et autres ont écrit. Je m’en excuse et je voudrais profiter de sa magnanimité offerte déjà en 1995. En effet, il a écrit : « Je trouverai toujours des excuses pour tous ceux qui (…) ont cru que tout ce que les journalistes racontaient correspondaient à la réalité»."
... "Bernard Lugan a dû faire un chemin plus long que moi pour comprendre. Dans son « Histoire du Rwanda » publié en 1997 il lui a consacré un chapitre désagréable intitulé « Ferdinand Nahimana et l’idéologie du ‘nordisme’ » où il met en cause notamment la qualité de son livre de 1993 « Le Rwanda. Émergence d’un État ». Mais Lugan a eu le courage d’écrire qu’il s’est trompé, de lui rendre visite à la prison à Arusha et de lui présenter ses excuses à propos de ses attaques antérieures. "
"Ferdinand Nahimana a lutté pour un état rwandais démocratique où toutes les composantes de la population vivent ensemble et acceptent les acquis de l’émergence de l’état rwandais. Ne perdons pas l’espoir qu’un jour ce rêve se transforme en réalité et qu’il pourra y faire sa contribution".
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Réactions
À: Democracy_Human_Rights@yahoogroupes.fr
De: "umurwa mukuru w'Urwanda"
Date: Thu, 20 Mar 2008 06:40:29 -0000
Objet: *DHR* Re : Exposé de H. Strizek à la Conférence-débat autour du livre "Rwanda: les virages ratés"(15 mars 2008 à Bruxelles)
Chers Netters,
Helmut STRIZEK, pour qui j'ai beaucoup d'estime est arrivé de nous expliquer le drame Rwandais sans parler de l'utilisation politique du concept "génocide des tutsi", pour la simple raison qu'il a peur, comme Allemand, d'être accusé comme "negationniste" ou "revisionniste" et il s'est contenté de dire que l'article du 24 février 2008 dans le Frankfurter Alemeine Zeiting apprend à ses lecteurs "qu'il n'est pas exclu que la présentation classique du génocide rwandais soit fausse" ce qui veut dire exactement la même chose.
Ayant relu 4 fois son texte, je retombe toujours sur le pragraphe 5 de son chapitre III, que je me permets de reciter :
"Nahimana a fourni beaucoup de détails sur la composition de la « Commission internationale d'enquête » composée d'une série de « blancs menteurs » (Pierre Péan) autour de Jean Carbonare, William Shabas, Eric Gillet, Alison Des Forges, Philippe Dahinden et de quelques Africains « de service » - avec Filip Reyntjens comme une sorte de conseiller".
Il accuse se groupe, à juste titre, d'avoir fabriqué un texte qui devait permettre au FPR de gagner la bataille médiatique, ce qui s'est effectivement réalisé.
Il ajoute que "les preuves" présentées par cette Commission peuvent être qualifiées aujourd'hui comme des "inventions criminelles" .
En termes non-diplomatiques, cela veut dire que ce "groupe" est à la base de la victoire du FPR, car sans le soutien de la presse mondiale, KAGAME et le FPR ne pouvaient se permettre d'abattre l'avion Présidentiel, ni de relancer la guerre avec l'approbation de la Communauté Internationale pour arrêter le "génocide des tutsi"
Qu'ont fait ce "groupe" pour arrêter le massacre des hutu depuis 1994 ?
NAHIMANA a reçu 30 ans pour ne pas avoir fermé la RTLM. Combien d'années de prison méritent-ils pour ne pas avoir fermé Radio Muhabura et le "clapet" de Kagame comme "libérateur".
Ce ne sera plus le TPIR mais le peuple Rwandais qui jugera.
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